Inspirations

Céline Boura, l’évidence d’être soi

Au début de ma vie d’entrepreneure, ce que je souhaitais c’était : « Accompagner mes clients à prendre conscience de leur potentiel pour mieux l’exploiter et ainsi devenir plus soi « . Cela implique de développer estime, écoute et respect de soi, en résumé l’amour de soi ! Ce que je n’imaginais pas à ce moment là ; c’est l’importance de mener son business avec son coeur et tout son être.

Pourquoi je vous parle de ça aujourd’hui ?


Parce que j’ai eu la chance dès mes premiers mois d’activité, de rencontrer sur mon chemin, Céline Boura fondatrice de l’agence et le blog « Le Luxe d’Etre Soi » qui accompagne les entrepreneurs à connecter leur âme à leur business.
Cela fait fait 4 ans que je la suis et qu’elle m’accompagne de près ou de loin dans mon aventure d’entrepreneure.

C’est avec un immense plaisir que je vous partage l’interview que nous avons réalisée, car elle fait partie pour moi des personnes les plus inspirantes à suivre !

Bonjour Céline !

Bonjour Camille !

Camille Sauvaget : Merci d’être là, je suis ravie de pouvoir partager ce moment avec toi.

 

Céline Boura : Egalement !

 

CS : Alors, tu as créé le blog et l’agence «  le luxe d’être soi ». Tu accompagnes des entrepreneurs à affirmer leur identité en connectant leur âme à leur business. Je t’ai rencontrée pour la première fois en 2012 à Bordeaux lors de l’une de tes conférences et j’ai été touchée par la justesse et la sensibilité avec laquelle tu nous as expliqué l’importance d’être soi et l’impact que cela a sur notre entreprise mais aussi sur nos vies. Et c’est de ça, dont on va parler aujourd’hui.

Je te laisse te présenter et surtout nous expliquer comment tu en es arrivée à créer le luxe d’être soi.

Céline Boura : Vaste question. Tu m’as très bien présentée, je te remercie. J’ai créé mon activité et je pense que c’est plus que ça, j’ai créé ma mission on va le voir. Bientôt 7 ans.

Au départ j’ai été salariée pendant 8 ans dans la publicité, le marketing et la communication.

J’ai beaucoup observé tout ce que je ne voulais pas faire, c’est-à-dire, moi j’avais l’impression dans le job que j’occupais que je vendais du vent, des paillettes, des discours, des blablas et finalement il n’y avait pas de fond, pas assez de sens.

Et mon observation c’était que :

« Pourquoi on ne part pas de soi pour construire un projet, une entreprise et pourquoi on passe autant de temps, d’énergie, d’argent à mettre
des paillettes partout ? »

Et en fait, j’ai vécu que des expériences qui n’ont fait qu’accentuer ça.

Jusqu’au jour où j’ai été licenciée économiquement en mai 2010. Je m’en souviens parfaitement ; le plus beau jour de ma vie. Enfin ! J’ai senti une explosion de joie intérieure, une libération, c’est tout mon corps qui m’a dit : enfin tu vas pouvoir devenir toi-même. Et c’est de là qu’est sorti mon blog…Au départ ce n’était pas une entreprise, c’était un blog, la volonté de partager un message qui était avant tout une question que je me posais, une question existentielle qui était :

«  Est ce qu’on peut réussir sa vie et son business en étant soi-même ? »

Et j’ai lancé un blog pour ça, pour parler de ça et donc je suis partie en mai 2010 de mon dernier job. J’ai lancé le blog en septembre 2010 et assez rapidement ça a trouvé un écho, parce que je suis arrivée avec un contenu fort. Je publiais je crois 3 ou 4 fois par semaine.

Et puis, je pense que ce que je délivrais au départ dans mon message, était ce qui m’avait habitée depuis toujours, mais qui n’avait pas trouvé place pour s’exprimer.

Du coup la caisse de résonance a été très rapide et j’ai compris que mon métier ça allait être ça.

Alors, quand ? quoi ? combien ? ce n’était pas encore le sujet mais ça l’est devenu rapidement parce que j’étais dans un entre deux, de : j’y vais, j’y vais pas, toute seule, sur ma voie.

Mais je me rendais compte que je n’avais plus le choix.. Ma voie c’était ça…………..

C’était d’être moi et aider d’autres à être eux-mêmes.

Il se trouve que les autres sont devenus des entrepreneurs parce que finalement on n’est jamais autant soi même que quand on entreprend. Moi je me lançais et donc j’ai aidé des entrepreneurs à se lancer en état en accord avec leur identité et en développant leur marque.

Pour moi, derrière « marque » je mets plein de choses : c’est l’empreinte, c’est la place, la voie, tout ce qui fait que tu es toi, c’est pas reproductible, c’est pas duplicable et comment miser sur ça pour développer son business ?

CS : Et alors justement selon toi, qu’est ce qui nous empêche d’être soi ? Tu nous as expliqué toute à l’heure que tu avais été licenciée économique et que ça a été une explosion de joie parce que ça y est tu avais senti que tu allais être toi…

CB : Alors que tout le monde autour de moi était paniqué.

CS : C’est normal 🙂 ! Selon toi qu’est ce qui fait qu’on n’est pas suffisamment soi ?

CB : Restrospectivement, je pense que ce jour là, j’ai vécu un truc super fort dans mon corps, j’ai été appelée. J’ai entendu ça et je l’ai suivi et ce qui fait qu’on arrive pas à être suffisamment soi-même, c’est qu’on ne s’écoute pas assez. Parce qu’en fait ton corps te dit tout, moi quand on me dit : « t‘es licenciée », j’explose de joie, c’est la vérité, c’est ce qui se passe en moi. Ça ne veut pas dire que tout le monde doit exploser de joie quand il est licencié. C’est juste que c’était peut être le signal, le top départ que mon âme pour le coup attendait pour enfin y aller, se réaliser.

Je te dis ça avec 7 ans de recul, je ne savais pas à ce moment là, qu’il y avait une question d’âme. Mais effectivement, il y avait un truc plus grand que moi en moi qui m’échappait et me conduisait en même temps. Et j’ai suivi ça, qui fait que j’en suis toujours là aujourd’hui 7 ans après à pouvoir t’en parler, ce qui fait la question que je me suis posée au départ et que j’ai posé à mes lecteurs et qui est :

Est ce qu’on peut réussir sa vie et son business en étant soi-même ?

Aujourd’hui pour moi, j’ai la réponse à cette question c’est : Oui. Parce que déjà, je l’ai vécu, et tous les jours j’accompagne des entrepreneurs à ça. L’entreprise c’est le prétexte, c’est une façon de se réaliser dans le monde.

CS : Donc être soi en premier lieu, c’est vraiment être à l’écoute de soi ; c’est la base. Ça passe par l’écoute du corps et du cœur. Et qu’est ce que ça exige selon toi ?

CB : Ce que j’ai appris avec l’expérience, je pense que j’ai toujours été à l’écoute de mon corps, mais je ne savais pas à quoi ça servait avant. Je crois que j’avais de l’intuition, mais j’avais plutôt l’impression que ça me mettait plutôt dans la « merde », parce que je captais ce qu’on ne me disait pas, que je ne croyais pas forcément et du coup j’étais en décalage avec les autres à la fois en pro et en perso. Et ce que j’ai appris, c’est que j’en fais un allier, c’est plus qu’un outil. Ok je fonctionne comme ça, je ne peux pas faire autrement et je vais faire en sorte que ça serve ma boîte et ma vie. C’est donc l’écoute de soi et ensuite c’est l’amour de soi et le respect de soi tout ça, on parle de la même chose ; l’estime de soi.

Moi, je n’aime pas trop le mot confiance en soi, parce que je pense que c’est quelque chose qui fluctue, mais par contre pour moi, l’amour, l’estime, le respect c’est des choses, c’est là, tu ne peux plus les amplifier.

CS : Ça tombe bien que tu parles d’amour de soi car l’an denier tu as lancé une formation, « on récolte ce qu’on s’aime » et justement pourquoi en es-tu arrivée à créer une formation avec cet intitulé ?

CB : Et bien justement parce que je me suis rendue compte que en fait, depuis le début de mon activité je ne faisais que parler de ça, mais je ne mettais pas de mots dessus. Et donc moi j’accompagne individuellement les entrepreneurs et je fais des formations de groupe et mes formations étaient beaucoup conditionnées par les organismes de formation qui attendent que tu rentres dans certains critères, en l’occurrence pour moi marketing et communication. J’essayais de plaire à un cadre existant, en utilisant les mots pour ne pas choquer et puis il y a un an ça m’a plombée, parce que je n’allais pas au bout de ce que j’avais envie de développer et transmettre et du coup ça emmenait les gens dont la seule condition de participation à la formation c’était le financement, mais ce n’est pas juste. Tu investis sur toi, ce n’est pas une histoire de : est ce qu’on te prend en charge ?

Je me suis dite : allez, on envoie bouler tout ça et je vais écouter vraiment ce que j’ai à dire et pour moi le sujet central c’était l’amour au cœur du business. J’ai lancé une session en mars et une en septembre et je suis ravie de dire que ça fonctionne super bien, car j’attire des gens qui sont en recherche de ça.

Et du coup, ils ne viennent plus pour :

Je voudrais développer absolument tel projet, atteindre tel objectif ou gagner tant d’argent, ils viennent pour vivre une expérience et il se trouve que derrière il y a des résultats, mais pas avec une attente précise.

CS : Ils viennent en recherche de ça, quand tu dis ça, c’est de mettre davantage d’amour dans leur business mais surtout pour eux-mêmes ?

CB : Très concrètement c’est le cas de figure où :

Tu as un super client qui te rapporte 50% de ton chiffre d’affaires, mais il te fait « chier », tu fais quoi ?

Ça c’est un cas très concret. J’ai eu plusieurs clients dans ce cas là. Tu te coupes un bras quelque part mais quand tu te rends compte que quand tu te coupes de ça, derrière t’as bien plus et bien mieux qui arrive…ça te permet de recentrer certaines choses. C’est une expérience à vivre, ce n’est pas un outil que t’applique.


CS : Et qu’est ce qui fait selon toi qu’à un moment donné on décide de franchir ce pas là, oui je m’écoute, je m’aime et je me respecte.


CB : Parce que pour moi, c’est la caractéristique des personnes que j’accompagne, c’est qu’elles ont atteint le point de non retour. Ça c’est essentiel et moi j’ai besoin de sentir ça pour accompagner les gens. Sinon ça reste du concept intellectuel : « ah oui ! tiens c’est sympa l’amour dans le business », mais on n’en est pas dans le stade c’est sympa, on est dans le stade où tu te retournes l’âme un certain nombre de fois pour trouver ta justesse, ta vérité et ça te demande de sortir des sentiers battus existants. Et pour ça seul le fait d’avoir atteint le point de non retour, c’est-à-dire je ne peux plus aller dans cette direction là et ça c’est dans ton corps que ça se passe, pas dans ta tête. Seul ça te permet d’aller sur ce chemin initiatique. Ce n’est pas que tu vas enlever certains éléments avec lesquels tu peux plus fonctionner, c’est de te mettre davantage en vérité. Je pense que c’est ça que les gens recherchent, d’être en vérité finalement que ce soit dans leur business, dans leur couple avec leurs enfants.

CS : Oui c’est ça parce que ton accompagnement c’est en version business mais ça fait bouger le reste évidemment aussi.  Parce que mettre plus d’amour en soi et dans son business ça touche toutes les dimensions de sa vie.

CB : Et la dimension business pour moi, elle m’intéresse et je veux que rester là dessus. J’ai des clients qui m’ont demandé pourquoi on n’aborde pas plus la vie perso ? Parce que ce n’est pas mon job et moi ce qui m’intéresse c’est l’alliance de la dimension de l’âme et de la dimension économique. C’est-à-dire concrètement comment tu fais tourner une boîte avec ton âme ? Moi ça me passionne. Donc l’un sans l’autre pour moi, ça n’a pas de sens.

CS : Oui surtout que tu as vraiment réussi ton pari de faire passer ton message, ça fait presque 7 ans maintenant que tu fais passer ton message et que tu gagnes ta vie avec.
On ne parle pas que de chiffres, mais surtout de travail sur soi et comment t’incarnes les chiffres mais à partir de toi. C’est pas l’extérieur mais c’est bien ce qui se passe en moi qui fait que le business est en plein essor.

CB : Et en soi pour moi, je pense que je participe à une révolution mais qui n’est pas que de mon fait. C’est une révolution collective ou finalement l’entreprise c’est plus qu’une question de marché, de concurrence, répondre à l’attente sur le produit particulier. C’est comment ton mouvement intérieur peut créer un marché complètement dégagé de la notion de concurrence ? Quand tu es dans ta place, ton identité, tu t’en fiches que quelqu’un fasse le même métier que toi. Ce n’est pas le même en fait, t’as les mêmes outils peut être, le même discours mais il n’a pas ce truc que t’as toi et que les autres n’ont pas et inversement. Chacun sa signature et l’idée c’est d’aller mettre dans ton business sur ta signature ou inversement ta signature sur ton business.

CS : Oui il n’y a pas d’ordre ça vient au fur et à mesure…ce qui m’interpelle c’est qu’on atteint un point de non retour, on sent qu’on ne peut plus fonctionner comme ça…

CB : Le point de non retour souvent c’est un évènement extérieur, c’est de l’ordre de maladie, accident, divorce. En général, ce sont de gros chocs.

CS : Et une fois qu’on a franchi ce point là, qu’on se dit : « ok, maintenant je franchis le pas ! » Quelle est la qualité principale ou le point commun de tes clients pour passer à l’étape suivante de sa vie ?

CB : Les mots qui me viennent c’est honnêteté et intégrité. C’est qu’ à un moment donné, tu comprends ce qui est essentiel et ce qui ne l’est plus. Quand je dis ça, ça paraît simple, mais ça peut prendre des années. C’est qu’ à un moment donné, tu ne peux plus t’encombrer de choses qui n’ont plus de sens, de valeurs.
Je pense que le point commun c’est d’avoir compris que la vie est courte. Et que le temps de notre passage ici, autant l’honorer le mieux possible. Ça c’est essentiel. Si tu es que carpe diem et intellectuel, il ne se passe pas grand chose.

CS : Donc c’est entamer un chemin de déconditionnement ?

CB : De déprogrammation, c’est un chemin initiatique. Je pense que maintenant, j’en ai conscience ( j’en avais conscience avant) mais après entre en avoir conscience et mettre des mots, y a toujours un laps de temps. J’assume clairement de dire à mes clients, je ne sais pas où l’on va mais on y va et il va se passer des trucs géniaux en cours de route et que c’est un chemin initiatique. Et que ce n’est pas notamment sur l’accompagnement de groupe, une formation mais une transformation. Ça passe très bien. En tout cas, au près de ceux qui sont prêts à …. Les autres, ça les enlève de l’équation et ce n’est pas plus mal, ça fait du boulot pour tout le monde.

CS : Quelle est la première marche que tu proposes à tes clients pour qu’ils se connectent à eux-mêmes ?

CB : Ils sont déjà connectés en conscience, ils sont déjà en éveil, ça c’est leur point commun. Ils sont en général hyper intuitifs et hyper cartésiens et le point de conflit est souvent là. Je pense certainement que – dans ce que je fais – c’est rééquilibrer cerveau gauche et cerveau droit et de les faire fonctionner ensemble.

CS : Oui c’est ça, parce que tu parles beaucoup d’intuitions, moi ça fait 4 ans que je te connais, 4 ans que je te suis et que je fais partie de tes fans et y en a ! Et c’est vrai que tu parles surtout d’intuition….

CB : Mais ce n’est pas que ça, c’est apprendre à faire fonctionner dans un monde qui ne fonctionne pas avec l’intuition.

CS : Voilà, parce qu’on ne nous apprend pas en fin de compte à cela. On nous apprend à aller dans des cases, à fonctionner de cette façon parce que tout le monde fait comme ça au final. Et l’intuition, être soi, n’est ce pas tout simplement suivre la voie du coeur ?

CB : Oui la voie du coeur ! Il y a beaucoup de gens qui écoutent la voie du coeur mais ça ne se transforme pas en entreprise viable et rentable. Donc c’est là tout le sujet. C’est comment ce que tu es au plus profond de toi, tu le valorises économiquement parlant. C’est un vrai chemin, moi ça fait 7 ans, je n’en suis qu’ au début.

CS : Et pourtant, tu as un beau parcours !

CB : Un dense parcours.

CS : Tu as accompagné beaucoup d’entreprises à ce jour.

CB : Oui 200.

CS : Tu te sens qu’au début…comme quoi, ce n’est jamais fini.

CB : Non, ce n’est jamais fini ! Et puis après dans la mission, on se rend compte qu’il y a toujours différentes étapes. Je pense que ça a fonctionné tout de suite, parce que sans l’avoir intellectualisé, j’étais déjà dans ma mission. Il y a je pense ( en tout cas moi j’en suis là) la transmission.
Donc…on parlait d’envergure toute à l’heure, pour moi c’est ça, c’est pouvoir aller plus loin, plus haut mais vraiment en conscience de ce que tu es, de ce que t’as à apporter au monde. Ça dépend de ce que chacun met derrière le mot transmission mais ça veut dire que ; soit ton message, soit ton offre, ton public forcément évoluent.

CS : De toute façon la vie perso c’est un chemin, la vie pro aussi et à chaque fois que tu as passé des paliers qu’est ce qui t’as poussé à les passer ?

CB : Mon corps !

CS : Ton corps, toujours…Et comment ça se traduisait chez toi ?

CB : Je parlais d’appel toute à l’heure. J’en ai vécu plusieurs des appels très forts mais c’est comme si mon corps m’emmenait à un endroit que je ne pouvais pas encore contrôler et qu’en même temps, fallait que j’y aille.
Je comprends que ça peut être perturbant à entendre mais parce que je ne crois pas que tout s’explique de façon très rationnel et c’est comme si mon corps savait déjà où je devais aller et tout le travail c’était de mettre mon corps en accord  avec là où je devais aller Ça c’est un énorme boulot parce que tes émotions ne suivent pas forcément, ta tête ne suit pas forcément. A chaque étape, j’ai été appelée et comme si quelque chose en moi m’avait dit c’est là que ça va se passer et t’as pas le choix.

CS : Et t’as pas le choix ! Et ça t’as demandé de lâcher quoi pour pouvoir écouter ce corps ?

CB : Des peurs…oui enfin pour moi des peurs, ce n’est que des projections. Quand t’as traversé une peur, elle n’existe plus. J’ai souvent dit que je n’avais pas le choix. Aujourd’hui je me rends compte que mon âme ne m’a pas laissé le choix. Et voilà, et mon âme est intégrée dans mon corps. Dans tous les paliers que j’ai passés, je ne me suis pas dite ; tiens il faut que j’aille là pour faire ça. Tiens y a un mouvement là et peut être que j’ai une capacité à comprendre en temps réel et à pouvoir l’expliquer à d’autres.
Du coup, le fait d’avoir vécu tout ça, ce n’est pas j’ai vécu tout ça et ensuite j’en fais quelque chose. J’ai vu  un client aujourd’hui qui m’a dit très joliment : « en fait ton job, c’est d’apporter la lampe torche pour s’éclairer de l’intérieur ».

CS : Oui c’est exactement ça…

CB : C’est que ça en fait !

CS : Et c’est surtout ce que tu transmets à travers tes conférences, mais aussi et surtout tes articles qui sont somptueux. Parce que moi ce que j’admire, c’est ta capacité à décrypter ce que tu vis, à mettre des mots dessus et à en faire une force en fin de compte. En fonction de ce qui t’arrive, peu importe, tu en tires une force.

CB : Avant, je n’avais pas conscience de ça. Parce que j’écrivais, c’est une évidence. Maintenant je pense que j’ai compris. Quelqu’un m’a demandé récemment :
 » c’est incroyable tes articles, comment tu fais ? » Je n’en sais rien, je suis connectée à un truc et ça passe au travers de moi. Avant, je n’avais pas conscience de ça et c’est clair que ce n’est pas je pense, c’est je constate. Quand j’écris, je suis en transe. Pas une transe où t’es dans un truc, c’est une transe, une forme.

CS : C’est un message évident qui vient.

CB : Oui voilà, pour moi une transe c’est une connexion entre le canal et toi – et toi tu le descends. Ça passe par le haut, ça passe par d’autres choses aussi. Et je comprends aussi maintenant la puissance de ce que je peux écrire, parce qu’au final c’est mon moyen pour me faire connaître. Et je n’écris pas très souvent. J’écris une fois par mois, 2 fois minimum. Moi ça me demande une énorme discipline. Ok, tu canalises toutes ces informations et après ce n’est pas juste tu délivres un message tel que je le reçois. Après il faut le décortiquer pour le rendre compréhensible par d’autres. Et ça demande ( même si maintenant j’ai acquis un rythme d’écriture) énormément de travail pour moi.
En même temps quand je vois ce que ça me ramène en qualité de clients…Ne lâche pas ton blog !

CS : Oui c’est d’une telle précision que ça résonne…

CB : Enfin… ça résonne ou ça ne résonne pas. Pour ceux chez qui ça résonne, ça m’est arrivé d’avoir des clients 5 min au téléphone et signer un accompagnement pour un an, les yeux fermés. C’est le blog qui fait le job de vente.

CS : D’où le luxe d’être soi, plus tu es toi, plus ça résonne.

CB : Oui, plus ça marche. En tout cas ça marche pour ceux qui en ont besoin. Et je pense que j’étais il y a 6 ans sur un blog, je ne crois pas qu’il y avait de personnes qui parlaient d’alignement, d’énergie, de vibration. Finalement, j’ai peut être senti un mouvement qui était en train d’arriver. Et ainsi, il devient plus que nécessaire.

CS : Oui, parce que j’ai l’impression qu’il n’ y avait pas autant de consultants.

CB : Il n’y en avait pas dans ce créneau là.

CS : Là maintenant on en voit, mais qui n’ont rien à voir avec ce que tu proposes.

CB : Qui sont en tout cas sur cette dynamique du collectif. Le monde va vers ça.

CS : Tu as eu un regard avant-gardiste sur tout ça.

CB : Mais encore une fois, le fait d’être avant-gardiste tu ne le sais qu’à posteriori. Moi j’ai un truc en moi, je l’ai sorti. Et pendant longtemps ça a été, je ne l’explique pas et c’est comme ça. Aujourd’hui, j’arrive à expliquer que j’ai toujours capté des choses. La particularité de ma boîte c’est que j’en ai fait quelque chose.

CS : C’est qu’à la base tu avais un message très fort et qui est ton fil directeur tous les jours.

CB : C’est mon fil directeur depuis que je suis née. Et toutes les épreuves par lesquelles je suis passée, n’ont été là que pour renforcer le message.
Pour moi c’est une évidence, pour l’avoir vécu et de par les gens que j’accompagne. Pour moi, on naît avec un programme, ça veut dire que ta vie est écrite. Ça veut dire que tu as un fil en toi. Que ton job c’est de dérouler ce fil et c’est pour ça que 2017 ce sera la « Haute Couture Cellulaire » le titre de ma formation. Parce que pour moi toutes tes informations sont contenues dans tes cellules et c’est par le quantique que tu les comprends et que tu les vis. Et donc, c’est de revenir au coeur de tes cellules pour remonter le fil et du coup te coudre sur mesure. Donc c’est de la haute couture parce qu’il y a une exigence folle. Pour moi, tout le monde n’a pas forcément besoin ou envie d’aller jusque là. Mais la « Haute Couture Cellulaire » c’est l’infime que tu as au plus profond de toi. Si tu te connectes à ça, tu peux te déployer dans l’infiniment grand avec des projets et des opportunités qui vont au-delà de ce que ton mental aurait pu imaginer. Tu vois, aujourd’hui j’ai démarré un projet de documentaire. Un truc, c’est juste…. j’essaie de ne pas trop y mettre le mental parce que je me dis, mais dans quoi tu t’es embarquée ? C’est mon fil que j’ai tiré qui m’a embarqué là dedans, mais y a des jours…

CS : C’est ta raison d’être, t’es guidée par elle.

CB : Oui, pour moi aujourd’hui dans ma transmission c’est de rendre visible l’invisible. Et donc, j’accompagne mes clients c’est une chose, mais ma mission, elle va au-delà d’accompagner des clients. J’ai envie de transmettre à travers un documentaire tout ça et ça me dépasse, parce que ça demande une énergie, des moyens, des choses que je n’avais pas anticipées. Et peut être tant mieux que je ne les avais pas anticipées. De toute façon je suis dedans maintenant et je n’ai plus le choix.

CS : Oui je pense qu’il y a beaucoup de choses dans la vie, il ne vaut mieux ne pas savoir ce qui nous attend quand on les démarre. Au fur et à mesure, on a toujours la créativité nécessaire pour …

CB : Ce que j’ai compris et accepté en cours de route c’est que ce sont des chemins. On est très seul entrepreneur et solo. Quoique tu fasses, tu mènes ta barque tout seul.
Je ne sais pas comment je vais en parler prochainement sur mon blog, comment je vais l’aborder, c’est que :
Quand tu suis ton intuition, la voie de ton coeur, ton âme, tu mets le mot que tu veux dessus, tu es guidée. Et ça c’est… Il y en a qui mettent le mot d’ange…Moi, je ne suis pas trop dans ce vocabulaire là, mais pour moi c’est une évidence.
Je prends un exemple très concret ; mon projet de documentaire qui est quand même faramineux, c’est pas du tout mon job d’être réalisatrice, mais j’ai des ressources qui arrivent sur ma route et ça tombe du ciel.
On est en train de me dire :  » ok, là tu ne sais pas tout mais on va t’aider ». Et ça, je l’ai vécu sur plein de choses où t’es devant une porte fermée et tout d’un coup « claque » c’est comme s’il y avait quelqu’un qui appuie sur la poignée. Ça c’est quand tu es connectée.

CS : Quand t’es dans ta vibration, que tu vas vers des choses qui te parlent, qui ont du sens pour toi, après les portes, elles s’ouvrent et t’as le soutien nécessaire.

CB : Et tu te demandes d’où ça sort, il n’ y a pas de réponse à cette question. Je pense que là haut, il y a des ficelles qui sont tirées et ça je trouve que c’est génial parce que du coup je ne me sens plus du tout seul dans ce chemin qui a longtemps été en guerrier, pionnier solitaire.
J’ai lu le « guerrier pacifique  » qui m’a beaucoup aidée. Et oui en fait, t’es branchée en permanence sur des cables où t’as en permanence des ressources, de situations…qui se présentent à toi pour avancer sur ta voie et à un moment donné tu fais un chemin pour aller vers et à un moment donné tu deviens le chemin et je trouve ça génial.
J’ai l’impression d’en être là aujourd’hui, de devenir le chemin et que pour moi la transmission, elle est là, quand tu deviens le chemin et que tu peux éclairer beaucoup plus grand.

CS : Merci Céline pour ce partage très enrichissant ! Est ce que tu aurais envie de nous partager un mantra ou une citation qui t’es cher ?

CB : Je vais dire un truc qu’on m’a dit aujourd’hui et qui était génial, elle est de René Char je crois, à vérifier…

 » Invente ta danse et la danse t’inventera. »

CS : Wahou, allons valser à l’aube de 2017.

Retrouvez Céline Boura sur son site : www.leluxedetresoi.com