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Une semaine après la rentrée des classes, on commence un peu à souffler, les rythmes se calent.

Pour poursuivre la reprise en douceur, laissez-moi vous raconter un épisode des vacances avec ma fille. Cet exemple illustre pour moi ce qu’est la parentalité intuitive.

LES VACANCES AVEC LES ENFANTS, CE SONT AVANT TOUT LEURS VACANCES :

Alors que nos vacances commençaient sous la pluie, j’avais décidé que pour passer des vacances harmonieuses, j’organiserai nos activités en fonction de ma fille. A quatre ans, je ne comptais pas lui demander de se passionner pour une visite guidée du vieux Vannes ou encore de faire tout un après-midi de farniente sur la plage. Non ! Nos vacances ce seraient les siennes.

Alors premier jour de vacances, nous avons visité les haras nationaux d’Hennebont et assisté à un concours hippique. Ma fille est passionnée par les chevaux comme moi, nous étions donc deux à rêver devant tant de belles montures.

Le lendemain, la pluie et le vent étant au menu du jour, nous sommes allés voir les Minions au ciné ( bonne partie rigolade ), après avoir joué des heures à la marchande. Je me trouvais au top, disponible à 100 % pour ma fille, ce qui changeait du reste de l’année. Je prenais grand plaisir à lui faire plaisir, bien que je ne sois pas d’habitude patiente pour jouer des heures avec elle.

ON NE SAIT JAMAIS A QUOI S’ATTENDRE AVEC LES ENFANTS

Malgré ces activités sympas, je trouvais ma fille bien grognousse et fatiguée !

J’ai alors pensé que le fait de nous retrouver 24h/24 ensemble à rire, nous relâcher et défaire nos habitudes, la déstabilisait.

Jusqu’au soir où elle s’est réveillée en pleur à minuit parce qu’elle avait très mal aux jambes ( une belle poussée de croissance ) !

Dans ces moments là, elle finit toujours sa nuit avec moi et elle s’apaise, mais ce soir là, dormir avec moi ne suffisait pas à la calmer ! Je l’ai massée, calinée, elle a bu plusieurs fois, je lui ai raconté mes aventures à cheval (d’habitude ça la captive et elle oublie tout ), mais ce soir là rien à faire. Elle se tordait de douleur, et le suppositoire n’ y faisait rien.

Je me sentais bien désemparée. Et pourtant depuis que ma fille est née, j’ai toujours réussi à l’apaiser, la rassurer en moment de crise. Et c’est en me disant cela, que j’ai pensé à lui fredonner la berceuse que je lui ai toujours chanté depuis ma grossesse. A ma grande surprise, elle s’est aussitôt calmée et en quelques minutes s’est endormie. Ouf ! Je suis sortie du sentiment d’impuissance de ne pas pouvoir soulager ma Louloute !

L’IMPORTANCE DE S’ECOUTER ET D’ETRE SOI AVEC LES ENFANTS

Je suis restée émerveillée devant sa réaction. Cette chanson c’est  » Appartenir  » de Jean Jacques Goldman. Je suis fan de ce chanteur depuis l’âge de huit ans, j’ai grandi avec, je l’écoute pour me ressourcer, me reconnecter. Ses chansons me parlent, me rappellent qui je suis, d’où je viens et où je veux aller. Pas étonnant que ma fille s’apaise quand je lui chante cette chanson (dont j’ai un peu adapté les paroles ).

Ce que je veux vous dire avec cette exemple, c’est que plus vous vous êtes patients, confiants, authentiques et plein d’amour mieux vous saurez agir avec vos enfants, plus vous trouverez instinctivement les réponses à leur donner.

Etre un parent intuitif, c’est agir et donner avec tout ce que vous êtes, tout ce que vous ressentez, aimez et tout ce qui vous passionne!

Si vous avez envie de faciliter votre relation avec votre enfant, contactez-moi.

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Le rôle de parent est une aventure extraordinaire qui mène toujours sur des chemins inattendus. Tout commence avec le sexe de votre enfant. Fille ou garçon et parfois même les deux d’un coup. C’est vrai qu’avec les enfants, on navigue de surprise en surprise.

On aimerait parfois disposer d’une règle ou deux, qui soient très efficaces pour régler n’importe qu’elle difficulté. Sauf que les règles, il n’ y en a pas, car chaque enfant est unique. Unique de par leur naissance, le déroulement de leur venue au monde laisse déjà une emprunte pour leur avenir. Puis petit à petit, l’enfant élabore son caractère, sa personnalité à travers sa relation avec ses parents et le reste du monde.

 

S’IL N’Y A PAS DE REGLES : COMMENT GERER LES MOMENTS LES PLUS DELICATS AVEC SON ENFANT ?

 

La première attitude des parents à adopter est celle du bon sens. Le bon sens, c’est chercher à comprendre ce qui se passe dans la tête de son enfant. Si votre enfant ne collabore pas, s’il fait bêtise sur bêtise, c’est qu’il cherche à vous dire quelque chose.

Un enfant ne peut pas comprendre ou se mettre à la place de ses parents et du monde adulte. C’est donc à vous de vous mettre à son diapason.

 

 

VOICI UN EXEMPLE POUR ILLUSTRER MON PROPOS DU JOUR :

 

Prenons l’exemple d’un enfant qui rentre de l’école après avoir passé une heure à la garderie. La journée a été longue, il s’est adapté à plusieurs rythmes, plusieurs adultes et à deux voire trois groupes différents (classe, cantine, garderie).

Il est donc fatigué et énervé. Fatigué par l’attention et la concentration de toute une journée, à écouter et suivre les règles. Enervé parce qu’il a joué, chamaillé et défendu sa place, ses intérêts auprès de ses camarades.

Le soir, les retrouvailles avec Papa et Maman ne sont donc pas des plus zen.

Voici chers parents trois points fondamentaux à garder à l’esprit dans ce genre de situation :

  1. Acceptez l’état de fatigue et de nervosité de votre enfant ; ne lui dites surtout pas « calme toi  » ! Il y a une citation que j’adore : « Ce à quoi on s’oppose persiste ». Je la trouve si juste dans un cas comme celui-ci. Il n’ y a rien de tel pour faire durer une situation que de s’y opposer, en la jugeant et en voulant la stopper de force.
  2. Gérez vos émotions et surtout vos pensées, même si vous êtes aussi épuisés de votre journée. Evacuez tout de suite les pensées du genre : la soirée va être compliquée, je vais devoir devoir crier…. Ne vous laissez pas gagner par les émotions de votre enfant. Parlez-lui très calmement, toujours un ton en-dessous du sien. Vous voulez que le calme revienne, alors soyez calme et patient et soyez convaincu que votre enfant va s’apaiser.
  3. Invitez-le à exprimer ce qu’il ressent et pourquoi il se sent fatigué, agacé…Dites lui que vous le comprenez et prenez-le dans vos bras. Définissez des priorités pour vous occuper de votre enfant au maximum. Accordez-lui du temps et de l’attention pour éviter que la mayonnaise monte davantage !

Les soucis, les préoccupations prennent souvent le dessus au détriment de plus d’attention aux enfants. Et pourtant, en vous adaptant à ce qui vit votre enfant et non l’inverse, les situations les plus délicates s’estompent avec compréhension, respect et fluidité.

Si vous souhaitez être accompagnés pour gérer avec plus de patience et de facilité les situations délicates de votre enfant, contactons-nous pour en parler.

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J’en parlais dans mon dernier article, avec les enfants c’est surtout une question de bon sens. Comprendre leur univers, pour mieux s’adapter mais sans pour autant leur dire amen à tout. C’est un subtile mélange entre tenir bon et lâcher prise. Il y a quelques jours, j’ai visionné une conférence du psycho-sociologue Jean Epstein dont l’ expertise est : l’analyse de la famille. Il a intitulé sa conférence « Même pas mal ». J’ai envie de vous partager aujourd’hui quelques points forts de ce qu’il a exposé car ses propos sont très pertinents et font appel à du « BON SENS » et oui toujours ce fameux bon sens. Les deux principales questions auxquelles il a répondu sont :

 

COMMENT ET POURQUOI POSER DES LIMITES A SES ENFANTS ?

Selon Jean Epstein, le premier frein des parents à poser les limites à leur enfant c’est : « Est ce que mon enfant va m’aimer si je lui dis NON ?  » C’est pour cette raison que l’on peut trouver des bébés chef de famille, des enfants ou des adolescents chef de famille. Un enfant ne peut occuper qu’une seule place dans la famille, c’est-à-dire être l’enfant de… rappelle le psyco-sociologue. Je partage totalement ce point de vue puisque mon travail avec les parents consiste à mettre en lumière les pensées qui sont à l’origine de leurs difficultés relationnelles avec leurs enfants. Selon Jean Epstein, il est essentiel qu’un enfant apprenne à ne pas être le centre du monde. Une possibilité pour lui apprendre cela : le laisser le temps d’un week-end chez des amis ou la famille pendant que les parents partent tous les deux. Les effets bénéfiques de cette démarche :
  • L’enfant acceptera plus facilement des interdits d’autres adultes.
  • Il sera rassuré de voir que ses parents s’aiment
  • Il va comprendre qu’il n’y a pas que lui, donc frustration. Ses parents s’aiment mais il n’est pas invité dans cette sphère.
Jean Epstein a bien insisté sur le fait que le huit clos familial peut être pathogène. Il est préférable d’avoir une relation triangulaire : parents – enfants – professionnel (crèche, assistante maternelle) où la confiance est réciproque. Un enfant qui n’est jamais frustré, qui n’a jamais d’interdits, c’est un enfant seul. Comment va t-il accepter à l’extérieur de ne pas pouvoir tout faire ? Si l’enfant a accepté d’être frustré, il n’ y a pas de raisons que ça pose des problèmes majeurs. La frustration ce n’est pas seulement comprendre les interdits, c’est aussi accepter de perdre parce qu’on peut aussi gagner.

COMMENT SANCTIONNER ?

Un enfant pose la question de l’autorité : dire NON. Jusqu’à peu de temps, l’enfant était peu considéré. Actuellement l’enfant est devenu central :
  • On le voit avec leur hypersexualité ; les filles ressemblent très jeunes à des lolitas et la garçons habillés comme des hommes.
  • Les pères ont un rôle plus présent dans la vie de famille.
  • La grande question des parents : est ce que mon enfant va m’aimer ?
  • La persévérance de certains couples à avoir un enfant et leur immense désolation quand ils n’y parviennent pas
Face à tant de changement poser les limites est devenu plus délicat et la question de la sanction presque tabou. Jean Epstein rappelle à ce sujet que la sanction ne doit pas être une punition. Sanction vient du latin sanctio : établir une loi. Punir vient du latin punio : peine-châtiment. La sanction vise à établir un cadre, des limites et doit être :
  • immédiate
  • pas humiliante
  • expliquée
  • effectuée par l’adulte concerné, celui qui a vu, celui qui n’est pas d’accord ou qui est dérangé.
  • juste, c’est-à-dire vérifier qu’on s’adresse au bon enfant ( celui qui est en cause)
En tant que parent, vous êtes un modèle, veillez toujours à être cohérents entre vos paroles et vos actes.Enregistrer
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